Prendre le large…

Sentir le soleil et la chaleur sur ma peau. Découvrir de nouveaux plats, une nouvelle culture.

Ecouter le bruit des vagues, se tartiner de crème solaire. Partir en excursion, crier  » On the road again ! ».

Jouer dans la piscine, manger des spécialités turques.

Marchander ce qu’on achète et s’étonner de l’hospitalité des personnes.

Sortir les tongues et mettre les pantalons au placard. Passer de bons moments entre amis;

Retrouver son Homme.

Prendre le large, rencontrer des pirates ! Se faire des frayeurs, se souvenir de son anglais pour communiquer.

Plonger d’un bateau, se goinfrer de pastèques. Admirer les paysages, en prendre plein les yeux.

Prendre le large.

Prendre le large.

Prendre le large.

Prendre le large.

Les vacances sont déjà finies, vivement les prochaines ! 

Ô désespoir, je ne serai jamais du matin.

Il y a des habitudes qu’on pense temporaires, comme se lever toujours à la dernière minute.

Il est 7h40. Pas de panique, c’est le premier réveil. Celui qui indique qu’il va bientôt falloir se lever. « Rendors toi, cocotte, t’as encore le temps. » Voilà ce qu’il veut dire.

7h50. Attention, on y est presque. Mieux vaut ne refermer qu’un oeil.

8h00. Il faut se lever. Pas de doutes. Je dois être au travail officiellement dans une demi heure. J’habite à 10 minutes du bureau. Ouai, c’est tendu pour se préparer-maquiller-déjeuner-s’occuper-du-chat en vingt minutes mais on peut y arriver.

8h10. Je suis en retard mais pas trop. A l’aise quoi…

8h30. Putain je me suis rendormie, je suis grave à la bourre. J’ai des marques d’oreillers sur la joue et mes cheveux ont du faire la guerre cette nuit.

Pantalon, lunettes et sac sous le bras, vite, je me sauve. Merde j’ai deux chaussettes différentes. Oups, je ne suis pas très bien coiffée, si ce n’est pas coiffée du tout et y a réunion aujourd’hui.

8h50, j’arrive tout sourire au boulot. Ce qui est bien quand on se lève dans ses conditions, c’est qu’on est tout de suite opérationnelle.

Sinon, il y a des fois où j’arrive presque à l’heure et où je ressemble à quelque chose.

Je me dis que ce doit être assez déstablisant pour les collègues d’ailleurs.

Un jour, je suis la représentante de la famille Bidochon, le lendemain je pourrais être Anne-Sophie Delaclanche, enfin presque.

Et chaque jour je me perçois que cette sale manie va disparaître. Que moi aussi je peux être une  » lève tôt « . Plus qu’un concept, c’est un art de vivre.

Sortir du lit en sifflotant, est-ce vraiment possible ?

Ô désespoir, je ne serai jamais du matin.

PS : Elle non plus n’est pas du matin, on s’est bien trouvée.