Boulimie d’infos

Non la campagne n’a pas eu raison de moi, je suis toujours vivante !
Je vous l’accorde, le blog est un peu délaissé…
Histoire de rattraper le temps perdu, un petit topo des 6 derniers mois.

Je suis tombée sous le charme de cette endroit :

Marjolet

Si vous avez l’occasion de passer une nuit ou deux près de Dijon, je vous recommande La Ferme de Marjolet. Tout est à tomber par terre : la taille des pièces, les travaux de rénovation réalisés, la baignoire qui s’allume, les vignobles aux alentours, la famille d’une simplicité déconcertante, les détails qui changent tout, le massage près de la cheminée…Un « petit » coin de paradis comme on les aime, et qu’il est difficile de quitter.

Notre premier Noël à la Maison. C’était un peu comme dans les films : l’immense sapin pour y glisser les cadeaux en dessous, la dinde qui rôtie au four, le feu qui crépite, les chants de Noël à en perdre la tête. C’était parfait, ou presque.

Des billets d’avion en poche ! West Coast en août avec Chou et les copains. J’ai encore du mal à croire que je vais vraiment partir aussi loin! Après des heures sur le net et des heures de réflexion, l’itinéraire est fixé : Los Angeles – San Diego – Palm Springs – Grand Canyon – Monument Valley – Page – Zion Park – Las Vegas – San Francisco. Je posterai sûrement quelques articles à ce sujet !

Un nouveau dans la famille, adopté sur un coup de tête. Si je m’écoutait la maison ressemblerait à l’arche de Noé ! Le lapin est amoureux du chat, tout va bien.

Biscuit

Et puis il y a les trucs moins cools. J’ai appris à gérer les problèmes de santé des gens au boulot, et à la maison. C’est incroyable comme on est désarmé quand ça vous touche de près…

Sinon, dans le désordre : j’ai appris à jardiner. Enfin presque. J’ai eu ma première voiture, et déjà un premier accrochage. On a fait connaissance avec les Mougeot, et c’était hyper drôle. Bizarrement, l’éloignement m’a rapproché de certaines personnes. Les premiers bébés sont arrivés autour de nous, les copains sont devenus de vraies adultes responsables. J’ai des mollets d’enfer grâce à mes escaliers de la Mort. Je suis encore plus en retard chaque matin, et là ça devient vraiment problématique !

J’ai enfin vu ce film, et c’était une révélation.

Marcus et moi on a pris un peu de distance ! Mon nouveau chouchou c’est lui, et l’album est un petit bijou que je vous recommande d’écouter au plus vite !

 

 

 

 

La petite maison dans la prairie.

On a fait connaissance avec le voisinage : deux biquettes, des chevaux, un poney et un troupeau de vaches. Le courrier dans la boîte aux lettres nous annonce la couleur : «  2 poules offertes pour vos prochaines courses ! « , et le voisin s’appelle Monsieur Mougeot.

Les gros clichés de la campagne, en vrai. Véridic.

Tu sais que t’habites plus en ville, quand :

1.  Tu décides de te faire livrer à manger, en mode grosse flemme et que tu n’as pas d’autres choix que de cuisiner ou te laisser mourir de faim.   » Chéri, on commande quoi : Chinois ? Pizza ?  »  Ha, on est pas livré sur le secteur… Y a bien Pizza, mais ils sont là que le MERCREDI, à EMPORTER. (On se fait la chèvre des voisins ?! niark niark niark…) 

2. Tu n’as plus besoin de fournir des justificatifs de domicile à la Mairie.  » Mais on vous connait, vous pouvez pas être quelqu’un d’autre que Vous !! «  Évidement.

3. Les voisins débarquent les uns après les autres, sur le pas de ta porte, pour t’expliquer le fonctionnement des ordures. Ici, tu ne mets pas n’importe quel sac poubelle, c’est la communauté de communes qui imprime ses PROPRES sacs.

4. Tu connais le prénom de tes voisins. 3 ans dans le même immeuble et je n’avais toujours pas imprimé le plan des locataires du coin…

5. Les légumes et la viande ne viennent plus de M. Edouard Leclerc mais des agriculteurs de la région. Même qu’ils sont hyper organisés !On fait toujours nos courses au Drive, sauf que cette fois, on sait qui les produit ! (Clique donc ICI pour mieux consommer !)

6. Tu n’as plus de réseaux dans la maison. Finit les messages et appels interminables, passés en mode  geek j’ai-toujours-15-ans-j’suis-une-nana-hyper-connectée ! A la maison, c’est à celui qui aura trouvé l’endroit OU CA CAPTE ! « Chéri, là sur le rebord du canapé, si tu penches un peu le téléphone, t’as une barre !!! «   On apprend à vivre sans téléphone. Sans vie sociale quoi. J’ai envie de mourir.

7. T’es obligé de donner le nom de la Ville la plus proche, à 20 bornes de chez toi, pour situer à peu près ton village aux personnes qui osent te demander :  » T’habites où toi maintenant ? … Ha, connais pas.. » 

8. Tu ne supportes plus la foule des magasins tellement dans ta campagne c’est zen et désertique. Surtout désertique. D’ailleurs tu n’as plus besoin de faire de shopping, maintenant tu es sevrée. 

9. Les embouteillages disparaissent de ton quotidien. 20 minutes de trajet, au grand air, entre les champs. Je me sens telle Marie Ingalls moderne avec sa chariote ! Profiter du paysage et rentrer calmement du boulot, lorsque soudain… une vache au milieu de la route ! No soucy. C’est ça la vie, la vraie.

10. Tu apprends à vivre en osmose avec Mère Nature. Les insectes sont devenus tes colocataires (sauf les araignées, faut pas pousser Mémé dans les orties…). Tu redécouvres les saisons et ses plaisirs. (« Chéri, t’as mis les pneus neiges ? « )

Il a fallut s’équiper aussi, pour faire moins potiche. Genre une brouette. On y pense pas à la brouette, mais quand il faut rentrer son bois à l’os, ça vous parait soudainement indispensable !

Mais la vie ici est surtout caractérisée par ces petits riens qui rendent notre quotidien tellement agréable. Les paysages sous la brume des matins frais, le bois qui crépite dans la cheminée, les copains qui déboulent en mode colonie de vacances, les premières nuits à la Maison…

Chez Soi

Août 2012.

Encore une visite de maison. Celle-là devrait me plaire, me dit ma Moitié.
Elle a du cachet, c’est une vieille bâtisse rénovée, avec goût. Elle a de « l’âme », comme j’aime.
Sauf que c’est juste pour se faire une idée. Se rendre compte de ce que ça donne, imaginer, se projeter. Elle est mal située. Trop chère. Trop grande. Mal orientée. Bref, elle ne remplit pas tous nos critères.

Alors je passe le pas de la porte sur la pointe des pieds. J’observe, juste par curiosité.
Plus j’avance plus je trouve cette maison agréable. Et puis mon cœur s’emballe.
C’est un mélange de souvenirs qui remontent et de projets qui s’écrasent en pleine face.
Je retrouve mon enfance ici et là, et puis j’y vois mon avenir, avec lui. L’endroit parfait pour construire son nid et poser ses valises.

Pour la première fois, je ressens ce sentiment : se sentir  » chez soi « .
J’en suis bouleversée. C’est ça que je veux.
Les larmes me montent, mais la pauvre dame ne comprendrait pas.
On continue la visite, j’essaie tant bien que mal de rester neutre.
« Je la prends de suite. Merci bien de faire vos cartons. « que je voudrais lui crier.
Souviens toi, c’est juste pour se faire une idée…
Je sors dépitée, c’est pas juste.

Juin 2013.

Le hasard fait bien les choses, la maison n’est toujours pas vendue. Les propriétaires ont revu le prix à la baisse, nous nos critères. C’est partit pour une seconde visite… Elle n’a pas changé, moi non plus. Je crois bien que cette fois, c’est la bonne.

Ça fait tout drôle. Ça nous propulse dans la vie d’adulte d’un seul coup. Place aux chiffres, place aux doutes. M’aimeras-tu assez ? Assez longtemps ? Est-ce le bon choix ? Et si on regrettait ? Mais c’est tout réfléchi.
Je veux bien m’endetter, je veux bien retourner vivre à la campagne, je peux même oublier mes habitudes de citadine et acheter une voiture. J’ai envie de parier sur la vie, de prendre des risques et de nous faire confiance. Pour lui, pour cet endroit.

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Bientôt, on sera chez nous.

Changement de décor.

Vous avez remarqué, l’automne qui s’installe avec ses grands sabots ?

On remballe les nu-pieds. On range les jupettes et débardeurs d’été !

Allez, tirez pas cette tronche, à chaque saison, ses bons moments.

Je déclare ouvert :

  • Les copieux repas qui réchauffent.
  • Les soirées thé-potins entre filles.
  • Les ballades en fôret sous des arbres multicolores.
  • Les soupes maisons.
  • Les marrons à en perdre la tête.
  • Les gros pulls qui tiennent chaud.

Ok, c’est pas super sexy.

Je suis d’accord, une soirée choucroute c’est moins glamour qu’une salade tomates-mozza.

Mais avouez, vous aussi vous en avez marre de bouffer des crudités !

 » On ne choisit jamais un chat : c’est lui qui vous choisit ».

Et dans notre cas, c’est assez vrai.

Trouvée sur notre palier au dernier étage de l’immeuble, elle attendait sagement qu’on lui ouvre la porte.

Elle avait choisit son jour, c’était la Saint Valentin. (Non, ce n’est pas une surprise du Chéri!)

 

On a d’abord voulu la rendre à ses propriétaires, croyant qu’elle s’était perdue.

Et puis personne ne l’a réclamée. Elle se plaisait à la maison, et nous l’avions déjà adoptée.

 

Je ne sais pas vous, mais je trouve que c’est apaisant un chat.

Ses ronronnements, sa façon de s’étirer. Dormir des heures, sans jamais en avoir assez.

C’est aussi très drôle.

Surtout quand le félin, sensé retombé sur ses pattes, s’avère être maladroit.

La nôtre est particulièrement douée dans ce domaine ! Je crois qu’au final, on s’est bien trouvé…

J’aime aussi la prendre en photo, parce qu’elle a ce côté photogénique.

 

" On ne choisit jamais un chat : c'est lui qui vous choisit. "

 

" On ne choisit jamais un chat : c'est lui qui vous choisit. "

 

Vous risquez donc de la voir souvent ici. Surtout maintenant que j’ai un réflex